fbpx
chirurgie mammaire

La chirurgie mammaire et ses conséquences sur l’allaitement

Que les seins soient trop petits ou trop gros, qu’ils tombent ou qu’ils soient complètement mutilés suite à une maladie ou un accident, la chirurgie esthétique  est le seul recours pour résoudre un problème de complexe et aider la femme à être mieux dans sa tête et dans son corps.

Beaucoup de femmes  ont eu à subir une chirurgie mammaire qui a pu toucher un seul sein ou les deux. Pendant l’acte de chirurgie mammaire, la patiente ne va pas se préoccuper de l’impact de cette chirurgie esthétique sur la fonctionnalité de son sein. Par contre pendant la grossesse, la femme qui est passée par le billard pour une chirurgie des seins  se posera certainement beaucoup de questions sur sa capacité à allaiter.

En se basant sur les études qui portent sur l’impact de la chirurgie mammaire sur l’allaitement, il faut croire que les résultats diffèrent et même les chirurgiens ne sont pas unanimes quant à leurs réponses. Certaines études ont pu conclure qu’une chirurgie mammaire n’avait aucune incidence sur l’allaitement mais ces chercheurs n’ont suivi que des femmes qui allaitent de manière irrégulière et ne le font que quelques jours, voire quelques semaines. Le chirurgien considère donc dans  ces cas-là qu’il n’y a aucun impact sur la lactation si la femme produit du lait mais la mère de l’enfant considère qu’il existe une relation de cause à effet, si elle ne peut allaiter exclusivement son enfant à cause de sa chirurgie.

La lactation a un fonctionnement normal si la glande mammaire est fonctionnelle, s’il existe aussi une continuité dans les canaux lactifères amenant le lait au mamelon, sans compter une sensibilité normale du mamelon et une intégrité du système nerveux. Or la chirurgie du sein peut léser la glande mammaire et une partie de cette glande risque d’être enlevée. Ceci peut entrainer la section des canaux lactifères ce qui va empêcher l’écoulement  du lait produit. Cela permet une perte de sensibilité au niveau du mamelon  et avec la section des fibres qui innervent le sein, le réflexe d’éjection et la sécrétion hormonale seront supprimés.

Or le corps humain possède une grande capacité d’auto-réparation. Les canaux se reconstitueront avec le temps et les nerfs vont repousser. En effet, plus le temps écoulé depuis cette chirurgie mammaire est long et plus les chances de réparation sont élevées.

Les différents types de chirurgie mammaire

Des milliers de femmes sautent chaque année le pas de la chirurgie mammaire que ce soit pour des raisons médicales ou tout simplement à cause d’un complexe. Toutefois, la décision de passer par la case bistouri pour une chirurgie mammaire n’est pas chose facile car ce type d’opération de chirurgie esthétique consiste en une intervention lourde  et irréversible sous anesthésie générale.

La réduction mammaire

Dans ce cas, il s’agit de perdre une à plusieurs tailles de bonnets  Les raisons sont soit d’ordre esthétique pour un plus bel aspect des seins ou pour des raisons médicales quand la taille des seins est inadaptée à la morphologie de la femme ce qui provoque généralement des douleurs et des problèmes de santé.

L’augmentation mammaire

L’augmentation mammaire permet d’augmenter le volume des seins et gagner quelques tailles, soit pour supprimer une asymétrie de la poitrine.

Dans les deux cas, l’implant mammaire dont la forme et la composition sont variables sera implanté sous la glande mammaire pour avoir un sein plus gros. C’est au chirurgien esthétique de conseiller sa patiente sur la grosseur de l’implant pour une taille adaptée à sa morphologie.

La reconstruction mammaire

C’est un genre de chirurgie réparatrice qui se pratique lorsqu’une femme subit l’ablation d’une partie ou de la totalité de sa poitrine suite à une maladie et notamment le cancer du sein. Cette intervention va faire en sorte que ces patientes retrouvent rapidement une partie de leur féminité qui les mènera vers la reconstruction psychologique.

La ptose mammaire  

Une perte importante de poids, une grossesse ou l’effet du temps  permettent aux seins d’avoir tendance à s’affaisser et pointer vers le bas. La ptose mammaire permettra de retendre la peau et redonner un joli galbe à la poitrine.

chirurgie mammaire tunisie

Fonctionnement du processus de lactation

A la question de savoir comment fonctionne le processus de lactation, il est possible de répondre que la faculté d’allaiter va dépendre de plusieurs facteurs qui sont à la fois anatomiques et hormonaux :

  • Les canaux galactophores fonctionnels : C’est au début de la grossesse que le corps va se préparer à sa fonction d’allaitement. Ce sont les productions  hormonales d’œstrogènes et de progestérone qui permettent aux canaux galactophores de se développer et se préparer pour acheminer le lait.
  • La glande mammaire réceptive aux données hormonales : A partir du 5ème mois de grossesse que la femme constate l’apparition de quelques gouttes de lait épaissi au bout de son mamelon. La présence de  ces gouttes de  lait  serait activée principalement par la prolactine qui est encore inhibée par les hormones produites par le placenta. C’est lors de l’accouchement que la production de cette prolactine se débloque  via l’évacuation du placenta et c’est alors que les glandes mammaires sont prêtes à l’allaitement.
  • La préservation de la sensibilité du mamelon : Du moment que le mécanisme d’allaitement est provoqué uniquement par la succion du mamelon, la sensibilité est d’une importance extrême.

La possibilité d’allaitement selon les types de chirurgie mammaire

L’étude de base qui s’est penchée sur les conséquences de la chirurgie mammaire sur  l’allaitement que ce soit au niveau de l’augmentation mammaire ou de la réduction montre un échec par rapport aux femmes qui n’ont pas subi de chirurgie.

Le cas d’une augmentation mammaire

Il y a de plus en plus de femmes qui se font poser des implants mammaires qu’ils soient en silicone ou contenant du sérum physiologique mais les premiers sont préférés pour leur aspect naturel.

L’insertion de la prothèse mammaire  se fait soit par incision péri-aréolaire, soit par incision sous l’aisselle  ou sous le sein. L’implant est soit placé entre le muscle pectoral et la glande mammaire, soit   sous le muscle pectoral, l’implantation préférée pour son aspect naturel.

La durée de vie d’une prothèse mammaire étant de 7 à 10 ans et une nouvelle chirurgie va être effectuée pour enlever l’implant rompu et poser un nouvel implant.

Selon les statistiques, il a été constaté  que les mères allaitantes avec implant avaient plus de problèmes. Une étude a d’ailleurs révélé que 64% des mères porteuses d’implants avaient une sécrétion lactée insuffisante. Par ailleurs plusieurs femmes porteuses de prothèses se demandent  si ces implants ne modifient pas la qualité du lait et s’il est possible que la silicone de l’implant migre dans le lait. La réponse dans ce cas est négative car le silicone est présent dans notre environnement  et reste utilisé dans les tétines des biberons et celles des bouts des seins. Sinon la silicone peut tout aussi bien  passer dans le corps de l’enfant en période prénatale soit à travers le lait maternel. Pour résumer, à l’heure actuelle, il n’existe aucune étude qui affirme sérieusement que l’allaitement par une mère porteuse d’implant présente des risques pour l’enfant.

Donc et pour résumer, à la question de savoir si un allaitement est possible quand on porte de prothèses mammaires, il y a lieu de dire  que toute femme portant des implants  mammaires situés derrière la glande mammaire pourra allaiter. C’est dans ce cas que l’arborisation des canaux lactifères est respectée. Des prothèses mises en place par voie  axillaire et sous-mammaires ne poseront aucun problème pour l’allaitement du moment que ces canaux lactifères sont situés à distance.

La voie hémiaérolaire  avec cicatrice autour de l’aréole est plus délicate et nécessite un chirurgien de grande expérience pour savoir préserver les canaux galactophores et leur arborisation.

chirurgie mammaire tunisie

Le cas d’une réduction mammaire

Nous pouvons constater qu’il existe deux cas de chirurgie de réduction mammaire :

  • Soit le déplacement du mamelon libre : Le mamelon est découpé, le sein réduit et le replacement du mamelon dans sa nouvelle position
  • Soit la transposition simple où le mamelon n’est pas détaché du tissu mammaire. La réduction du sein se fera à partir du tissu non glandulaire et le mamelon est repositionné.

La lactation est impossible  quand le mamelon a été détaché du sein et repositionné. Ceci permet d’affirmer que le taux de réussite de l’allaitement est plus bas après une chirurgie de réduction mammaire. Mais généralement après la réduction mammaire toutes les femmes pourront avoir du lait sauf que le problème serait de savoir quelle est la quantité qui serait secrétée.

Le fait d’enlever une grande partie de son sein peut affecter la lactation de plusieurs façons :

  • Soit la quantité de tissu glandulaire restante est insuffisante pour assurer une sélection lactée suffisante.la solution dans ce cas est de tenir la femme informé en période prénatale sur l’allaitement  avec un soutien adéquat influera positivement sur la réussite de l’allaitement.
  • Chez les femmes dont la chirurgie mammaire avait préservé l’intégrité de la glande mammaire, l’allaitement est possible mais des compléments sont nécessaires
reduction mammaire

Le cas d’une ptose

Les techniques chirurgicales utilisées sont proches de celles utilisées en cas de réduction mammaire et les conséquences sont donc similaires. La correction isolée d’une ptose sans toucher à la glande mammaire affecte moins les capacités fonctionnelles des seins.

Dans le cas d’une ptôse mammaire, l’allaitement est possible mais il reste perturbé car l’aréole est  déplacée vers le haut et donc une petite zone de glande mammaire peut être sectionnée. En fait tout va dépendre de l’importance de la ptôse et de la technique utilisée par le chirurgien.

C’est donc important qu’avant toute intervention de chirurgie mammaire de discuter avec le chirurgien et de l’informer d’un désir de grossesse. En cas de ptôse et d’un important désir d’allaitement, le chirurgien conseillera à sa patiente de mener à bien ses grossesses avant d’envisager toute opération de chirurgie mammaire.

Les cas de biopsies, ablation de tumeurs ou mammectomie

La biopsie ou l’ablation des tumeurs  touchent la glande mammaire. Le problème qui peut découler de cette situation est l’isolation d’une partie de cette glande mammaire qui ne pourra plus se vider de la meilleure façon. La mère va présenter un engorgement localisé. La zone non vidée ne va pas évoluer  dans les semaines  qui suivent l’accouchement et la mère poursuivra son allaitement sans problèmes. Il arrive que cette zone continue à produire du lait ce qui entraine des inflammations douloureuses et persistantes. Dans ce cas précis  il faut juste arrêter d’allaiter son enfant avec le sein touché.

Dans le cas d’allaitement après une biopsie, la mère peut allaiter sans qu’il y ait un problème majeur mais par contre elle a du mal à extraire du lait du sein opéré. Pour être vraiment fixé, il est judicieux de commencer à allaiter et voir comment cela va se passer. Mais le problème est vite résolu car dans le cas de biopsie, il n’y a qu’un seul sein qui soit touché.

En tous les cas, il n’y a pas de raison de déconseiller l’allaitement aux mères ayant subi ce type de traitement. Il suffit juste de suivre la croissance de l’enfant de manière plus étroite. Une patiente ayant subi une mastectomie suite à un cancer ou un accident, pourra allaiter avec le sein restant.

Les cas des mamelons rétractés

Environ 10% des femmes présentent une rétraction des mamelons et généralement c’est un seul mamelon qui est touché. D’ailleurs il est possible de le faire ressortir quelles que soient les techniques utilisées. Le mamelon rétracté est inesthétique mais il est possible d’allaiter avec sans problème sauf que le démarrage de l’allaitement est plus difficile. Au cas où les deux mamelons sont ombiliqués de manière sévère, l’allaitement est impossible en raison de la douleur ressentie par la mère.

Des patientes peuvent demander une correction chirurgicale. Cette particularité anatomique est due certainement à la présence de fibres qui tirent sur le mamelon pour empêcher son érection. Pour y remédier, il suffit de sectionner le tracti fibreux par de petites incisions pratiquées à la base du mamelon. Cette opération réalisée avec soin n’aura pas d’impact négatif sur l’allaitement sans pour autant qu’il soit possible de tomber sur une étude qui aurait évalué la capacité chez les femmes à allaiter. Les spécialistes du domaine pensent qu’il vaut mieux attendre 2 à 3 ans avant de débuter un allaitement.

Les cas de chirurgie thoracique

Une patiente peut avoir subi dans sa vie une chirurgie thoracique ou un traumatisme thoracique. Une  fois arrivée à l’âge adulte cette chirurgie touche rarement les seins pour avoir un impact sur la lactation. Toutefois au cas où elle est pratiquée pendant l’enfance, elle va léser la glande mammaire immature surtout si cette chirurgie est due à un traumatisme thoracique. Une récupération est possible si la chirurgie a lieu avant la puberté.

Il est certes prudent de prévoir la possibilité de problèmes d’allaitement après une chirurgie mammaire. Mais il est quasiment impossible de prédire ce qui va se passer et le corps humain peut récupérer de manière surprenante La meilleure solution serait de commencer à allaiter  et suivre de près la situation en particulier en ce qui concerne la croissance de l’enfant.

chirurgie-mammaire

Après une chirurgie mammaire : Peut-on nourrir pleinement ou pas ?

A la question de savoir s’il est possible de nourrir son bébé au sein uniquement ou combiner l’allaitement maternel avec d’autres aliments, il est possible de dire que cela varie en fonction des cas de chaque patiente.

En effet, beaucoup de mères ont pu allaiter pleinement même en mettant bas des jumeaux alors que d’autres n’ont pas pu le faire. Quelle est donc la différence entre ces deux types de femmes ?

Selon les professionnels de la santé, le fait de ne pas utiliser ses seins pour allaiter, ces derniers produiront donc de moins en moins de lait et personne ne saura si cette baisse ou même l’absence de production de lait serait due oui ou non à une chirurgie mammaire.

En tous les cas, la règle générale stipule que plus l’opération est ancienne et plus grandes sont les chances de pouvoir allaiter et il faut éviter l’incision péri-aréolaire et le découpage et le déplacement du complexe mamelon-aréole pour avoir plus de possibilités de nourrir son enfant au sein.

Doit-on recourir à la chirurgie mammaire avant ou après un allaitement ?

Un bon nombre de femmes se posent la question de savoir si le fait de refaire sa poitrine doit avoir lieu avant la grossesse et l’allaitement ou après car nul ne peut nier  que les grossesses et l’allaitement abiment une poitrine déjà opérée.

Les réponses sont variables car plusieurs facteurs entrent en jeu lors de la consultation et principalement l’âge de la patiente, sa peau, son désir d’allaitement, le volume initial de sa poitrine, sa variation de poids et bien sûr le type d’opération de  chirurgie mammaire à réaliser :

Cas d’une augmentation mammaire par implant

La patiente qui veut terminer toutes ses grossesses pour recourir à l’augmentation mammaire risque de constater l’apparition de cicatrices au cas où elle cherche à se faire remonter les seins. Par contre le fait de se faire opérer avant les grossesses a pour avantage d’éviter d’avoir les seins qui tombent car malgré la grossesse, la peau se relâche moins.

Pour toute femme qui désire allaiter, il faut savoir que l’allaitement avec implant mammaire est possible mais il ne peut être en aucun cas garanti totalement car il n’existe pas de techniques spéciales ou d’implants mammaires spécifiques pour garantir totalement l’allaitement.

Cas d’une réduction mammaire

La décision à prendre pour une réduction mammaire va dépendre particulièrement de ce que peut ressentir une patiente avec les douleurs de dos en plus de son mal-être. Après l’intervention pour une réduction mammaire, il existera toujours un degré de ptôse secondaire et ceci est majoré après une grossesse. De ce fait l’intervention ne doit pas être annulée au cas où la patiente souhaite avoir des enfants plus tard mais tout simplement différée. Toutefois l’allaitement n’est pas garanti après une réduction mammaire sans toutefois être impossible.

Cas d’une ptôse mammaire

La motivation à passer par la case chirurgie esthétique  pour une ptôse mammaire est avant tout d’ordre esthétique car le fait de faire remonter ses seins est destiné à avoir une jolie poitrine. Dans ce cas et pour un désir de grossesse à court terme, la patiente doit attendre et se faire opérer plusieurs mois après l’accouchement après la régulation du cycle hormonal sinon un taux d’hormones élevé rend la cicatrice plus enflammée et plus rouge et donc moins esthétique.

Les risques d’une chirurgie mammaire sur l’allaitement

Les risques d’une chirurgie mammaire sur l’allaitement sont principalement en rapport avec l’augmentation mammaire. Dans ce cas, il convient d’ailleurs de dire qu’il n’y a aucune incompatibilité entre une augmentation mammaire et une grossesse et un allaitement. Le seul risque encouru est en rapport à la déformation des seins car leur forme peut changer suite à la grossesse ce qui pose un problème purement esthétique.

Pour éviter ce type de désagrément que tout chirurgien esthétique expérimenté va devoir proposer à ses patientes  d’attendre et faire une augmentation mammaire après l’allaitement.

De plus il est possible qu’il y ait des risques liés à une fuite de l’implant. En effet l’implant mammaire est composé soit d’une solution saline, soit de silicone. De ce fait le risque de fuite est faible voire nul. Ces fuites apparaissent généralement après un traumatisme ou à cause de leur matière généralement poreuse et qui peut donc s’altérer.

A titre de conseil, il y a lieu de consulter son chirurgien esthétique à la moindre fuite mais les avis divergent sur les conséquences d’une fuite d’implant sur la santé en général.

Donc pour répondre à la possibilité d’allaiter après une intervention de chirurgie mammaire, il y a lieu d’affirmer qu’il est tout à fait possible de le faire en cas de pose d’implants mammaires. Par contre l’allaitement serait impossible en cas de lifting des seins car il y a une interruption des canaux galactophores qui amènent le lait aux mamelons. Mais il faut savoir que pour des seins opérés ou pas, il y a lieu de limiter la durée de l’allaitement  car le sein reste distendu quelques semaines et peut avoir du mal à rétracter sa peau et retrouver sa tonicité.